Portfolio

Allô je peins tous les jours pour essayer de te faire du bien.

Je me donne le droit de faire des erreurs

Je me donne le droit de faire des erreurs. 🖤

Remarque ce qui va bien aussi

Remarque ce qui va bien

aussi. 🖤

Je t’aime. Merci.

Je t’aime. Merci. 😌🖤

Et comme si ce n’était pas assez

Et comme si ce n’était pas assez,

je souffrais de souffrir,

un peu comme une deuxième flèche,

que je me plantais moi-même en plein flanc.

Depuis plusieurs années j’essaie de mettre en perspective la souffrance dans ma vie. Si il y a des années je fuyais la souffrance comme je fuirais un monstre dans le noir, aujourd’hui j’essaie de faire au mieux pour l’accueillir les bras ouverts. T’sais, je me dis que la souffrance en elle-même me fait mal, alors pourquoi en plus me faire souffrir de souffrir? Pourquoi y penser encore pendant des heures en souhaitant être dans l’absence de souffrance? Elle est là de toute façon. Je choisis d’au moins me donner à moi-même le cadeau de ne pas vivre en plus dans le rejet de ce qui est. Je souffre. Et oui. J’ai mal. Et oui. Un peu comme un chat qui me mord la main. Au lieu de me débattre en hurlant, le flatter doucement d’une main en souffrant de l’autre. Et j’ai remarqué que comme ça, du moins pour moi, la blessure est souvent beaucoup plus petite, et la cicatrice beaucoup plus rapide. Toi quel est ton rapport à la souffrance? Tu l’évites ou tu l’accueilles?

Une fois par jour au moins laisse-toi perdre la tête

Une fois par jour souvent laisse-toi perdre la tête. Respire trop fort trop vite un peu, danse partout dans tous les sens, chante à tue-tête pour rendre sourds tes voisins, va courir comme une enfant dans la rue, ris comme si tu en avais perdu la raison, tourne en rond très vite pour t’étourdir, hurle comme une louve en plein centre-ville, saute dans l’eau froide, donne-toi une claque au visage, fais ce que tu as à faire mais au moins une fois par jour donne-toi le cadeau de la douce euphorie physique, vis dans ton corps très, sors de ta tête un seul instant, ou plusieurs moments mais fais-le. Perds la tête. Oublie tes maux. T’es pas obligée, tu sais, de toujours regarder des mots, de t’emprisonner dans une petite cage d’idées bien ordonnées, car c’est là aussi la beauté de toi et de moi. On est de chair et d’os, de coeur et d’instinct, on a parfois les boums boums qui battent trop vite, un instant de folie qui vient, et il est trop dommage de se mettre soi-même en laisse. Alors ouvre la main lâche prise un peu.

Je suis curieux, c’est quand la dernière fois que tu t’es laissée perdre la tête?

Nous c’est l’amour et aussi l’amour c’est nous

Nous c’est l’amour et aussi l’amour c’est nous. 🖤

© Frédéric Gingras 2019