Portfolio

Allô je peins tous les jours pour essayer de te faire du bien.

Repose-toi

Repose-toi. 😌

La plus belle qualité de moi

Quelle est ta plus belle qualité, toi? Moi, je dirais que c’est ma candeur. Ma candeur me donne une légèreté d’être que je n’aurais jamais cru possible plus jeune. Tout m’amuse et je m’amuse de tout. Ou du moins assez facilement hahaha, je reste humaine, pis c’est amusant aussi de parfois prendre les choses gravement! Alors vive ma candeur! Je l’aime! Et toi? Vive quoi de toi? Que veux-tu célébrer et reconnaître de toi? 😁🖤

Et toutes les petites parties de moi que je voulais changer aussi je devais les embrasser fort

Et toutes les petites parties de moi que je voulais changer aussi je devais les embrasser fort. 🖤

Il y en a qui vont contre le vent

Il y en a qui vont contre le vent pour se rendre où ils veulent aller mais moi je préfère la douce paresse de me laisser porter par là-bas où le vent s’en allait déjà. 🍂🖤 T’sais j’ai jamais eu vraiment beaucoup d’ambitions dans la vie. Il n’y a rien que je veux vraiment atteindre, nulle part où je veux vraiment me rendre, rien que je veuille accumuler et peu vraiment que je veuille accomplir. Quand j’étais plus jeune c’était difficile, je me sentais paresseux, dans le plus mauvais sens du mot, dans le sens vilain où je « ne devrais pas ». Je sentais que je devais avoir des grands buts, que je devais avoir de grandes ambitions, que je devais avoir cette envie ardente de transformer le monde et de me rendre tout au sommet de la montagne. Et parfois je me forçais à faire semblant de, à défaut d’avoir vraiment l’envie de. Sauf que voilà, faire semblant ça ne marche que pas longtemps parce que c’est forçant, c’est épuisant, d’être toujours en représentation. À un moment le rideau doit descendre et il faut pouvoir se reposer, se laisser être au lieu d’essayer d’être. Avec les années et le temps j’ai choisi autrement. J’ai choisi de croire que la pire invention c’était le verbe « devoir ». Que je ne « devais » rien faire, que je ne « devais » rien être. Que j’étais déjà tout à fait parfaite, exactement comme naturellement j’étais. Que la comparaison aux autres était ridicule. Que chacune suivait son propre chemin. Que tout ce qui comptait, finalement, c’était le doux sourire satisfait, une fois le soir dans son lit, de quelqu’une qui a vécu sa vie exactement comme elle seule le voulait. Et moi, c’est en suivant le vent, en ne désirant rien vraiment, en restant dans l’ombre, tranquillement, de ma propre vie. Et c’est parfait comme ça. Et toi aussi, tu es parfaite, peu importe ta façon.

Je, tu, on, et ça en vaut la peine

Je, tu, on,

et ça

en vaut la peine. 🖤😌

Ce jour là j’ai choisi de croire que tu ne m’avais pas abandonné moi

Ce jour-là j’ai choisi de croire que tu ne m’avais pas abandonné moi, tu t’étais sauvé toi,

et ce jour-là

je me suis sauvé

moi aussi. 🖤 C’est un peu beaucoup dangereux le ressentiment, c’est comme un vilain monstre qui se cache dans le fond recoin de notre tête et qui nous chuchote des maux méchants, pis j’ai longtemps, plus jeune, cru tous les maux qu’il me racontait dans sa cachette. T’sais c’était facile, il avait plein de bonnes raisons de pourquoi je devrais être en colère, de pourquoi je devrais être triste, de pourquoi je devrais en vouloir toujours encore, sauf que j’avais pas encore compris qu’il ne servait pas moi, il servait lui. Alors moi j’ai choisi de servir moi. De me débarrasser de tout ce poids dont je n’avais plus besoin. C’est qu’il était lourd ce petit monstre caché dans le noir de mon dedans. Je n’avais pas besoin d’en vouloir. Ça ne m’était pas utile d’en vouloir. Ça ne me servait ni à moi, ni à personne d’en vouloir encore pour toujours plus loin. Au contraire. Alors j’ai choisi d’arrêter. De ne plus écouter, même si je les entendais toujours, les maux méchants que le ressentiment me racontait. Pis tranquillement, au fil du temps, j’ai fini par ne plus même les entendre, pis le poids avait disparu, pis j’étais légère, pis j’étais bien, pis j’étais sauvée. Enfin. 🕊

© Frédéric Gingras 2019