29 septembre 2019

Le seul remède c’est l’amour

Le seul remède c’est l’amour. L’amour de toi, l’amour de l’autre, l’amour du reste, même si c’est difficile parfois pis même si par principe tu devrais pas pis même si tu as un peu peur que ce soit de la faiblesse de faire un câlin à un poing qui te frappe, crois-moi, juste si tu veux mais j’espère que oui, pour avoir vécu son inverse, pour avoir longtemps vécu dans le ressentiment pis la rage pis la haine pis la violence pis dans la fuite pis dans les principes pis dans le rejet de ce qui se passe, crois-moi que tout a enfin changé le jour où j’ai dis oui au lieu de dire non pis que j’ai accepté au lieu de rejeter pis que j’ai pleuré au lieu de crier pis que j’ai écouté au lieu de parler pis que j’ai tendu la main au lieu de la fermer pis que j’ai choisis d’aimer malgré absolument tout. Dans condition. Comme une maman. Même si tu me fais du mal. Même si tu me frappes. Même si tu me craches dessus. Même si ça pique. Même si c’est difficile parfois. Même si absolument tout. C’est un de ces moments dans une vie qu’il y a un avant et un après. C’est le genre de moment dans une vie qui la définit. C’est l’amour. C’est tout. Parce que quoi d’autre, vraiment? Je t’aime.

© Frédéric Gingras 2019