Phrases

Le problème c’est qu’on écoute pas vraiment

Le problème, c’est que le plus souvent on n’écoute pas ce que l’on nous dit, on traduit. Mais on fait des fautes. Au début c’est pas bien grave, ça commence par un peut-être qui veut surement dire non, un sourire en coin qui est prit comme une critique, un regard de travers, un mot déplacé, un geste mal placé, une virgule au mauvais endroit, une phrase qui fait mal, mais, petit à petit, sans qu’on s’en aperçoive, on ne fait plus la différence entre ce qu’on nous dit et ce qu’on entend. C’est la voix de qui que j’entends? C’est la tienne, ou la mienne, qui, vraiment, fait mal?

Montre-leur

Montre-leur. Montre-leur que tu veux autant que tu leur dis que tu veux. Montre-leur que t’as aussi faim que tu dis. Dévore tout. Laisse rien. Essaye absolument tout pis tous les chemins jusqu’à ce que tu obtiennes exactement la vie que tu veux. T’arrêtes jamais tant que tu n’es pas complètement comblée. Non ce sera pas facile. Tu vas suer pis tu vas pleurer pis tu vas crier pis tu vas saigner, mais tu penses pas que ça vaut le coup? On a juste une chance ici. Pis moi j’préfère mourir en essayant d’escalader une montagne que de me demander toute ma vie c’est quoi la vue d’en haut.

Parce que j’respire encore

Tu peux pas me battre. J’te connais trop. J’sais comment tu bouges sur le ring. Ça fait trop longtemps qu’tu me cherches pis qu’tu me trouves. Tu m’fais plus peur, j’suis grand maintenant. Peut-être plus grand que toi. Tu peux me lancer toutes les claques que tu veux pis m’faire cracher pis me faire saigner pis me lancer par terre pis me mettre des bâtons dans les roues pis me faire tout perdre pis mettre le feu pis essayer d’me tuer pis vouloir m’étouffer avec tes chuchotements dans ma tête pis essayer d’m’étrangler avec tes angoisses dans mon coeur mais tu m’auras jamais. J’vais toujours me relever. J’te le promet. C’est moi qui te cherche maintenant. Alors cours. Cours pis essaies d’me mettre des obstacles sur mon chemin que j’saurai pas surpasser pis essaies d’me faire foncer dans des murs que j’pourrai pas défoncer pis essaies d’m’empêcher d’foncer. Tu pourras jamais gagner, Souffrance. Parce que j’respire encore. Pis que tant que j’vais respirer j’vais avoir une dette envers la vie. Pis que j’te donnerai jamais le droit d’m’empêcher d’la repayer.

L’identité

Depuis quelques semaines (mois), je suis obsédé par l’identité. C’te drôle de sentiment d’être quelqu’un. Parce que plus j’y pense, plus j’réalise qu’en fait j’suis personne. Fred Gingras, c’est juste un construit, une illusion. Un mirage qui a commencé par ma mère qui m’a donné un nom, pour m’identifier dans une foulée; le premier des nombreux murs qui seront construit entre « moi » et le monde. Des murs qui feront, au fur du temps, grandir de plus en plus ce sentiment qu’il y a une différence entre moi et toi, que je suis une personne pis toi une autre, que les molécules qui dansent proche de moi composent Fred pis que celles là-bas composent toi. C’te sentiment que cet agglomérat particulier de molécules doit survivre, doit être heureux, soit se sentir accompli, doit être protégé.

Mais en fait non.

B’en, j’pense que non.

Moi j’pense que c’est juste une illusion. Que j’existe pas vraiment. Que j’ai pas besoin d’avoir une identité. Que c’est pas important.

Moi j’pense que ces petits murs qui nous définissent et dont nous sommes devenus dépendant nous causent plus de tord que de bien.

Moi j’pense qu’il est temps de s’en libérer. D’arrêter de se définir soi-même comme quelqu’un qui n’arrive jamais en retard ou comme quelqu’un qui s’habille de telle façon. Peu importe. Ça apporte quoi à qui? Juste à i’illusion du moi. Juste un sentiment de sécurité que d’essayer d’écraser en un seul paragraphe une âme qui veut s’étendre dans une éternité.

En fait j’pense que je suis toi. J’pense que cette illusion qu’il y a une vague dans la mer doit disparaître pis qu’on doit réaliser que la vague, c’est la mer. On n’est pas séparés, on n’est pas unique. J’ai pas besoin de me sentir unique. J’ai pas besoin de pouvoir me décrire à moi-même pour rassurer mon ego. J’ai besoin de donner. J’ai besoin de partager avec toi. De rire avec toi. De t’aimer pis de connecter. J’veux retrouver le tout. J’veux briser les murs. J’veux retourner me baigner avec toi dans notre mer de molécules pis qu’on en sorte plus.

C’est l’heure du love

La critique, le cynisme, la colère, ça fait assez longtemps qu’on essaie, ça marche pas, ça change rien, ça fait rien de beau pis de doux, c’est noir, c’est poussiéreux, c’est tout seul, c’est l’égo, c’est de la réaction, pis on mérite mieux; on mérite de la compassion, de l’empathie, de l’entraide, du doux, du beau, de l’altruisme, de l’amour. C’est l’heure du love.

C’est pas à propos de nous

Tout ça, c’est pas à propos de moi. J’suis pas l’acteur le plus important de ma réalité. C’est plus grand que moi. C’est toi. C’est eux. C’est plus grand que tout. Beaucoup plus grand que le concept d’un quelqu’un pis de ses désirs. Tout ça, c’est pas à propos de nous.

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Images

Du doux pour le coeur.

Mots

Du doux pour l'âme.

Phrases

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