Phrases

Tendre l’autre joue

Tendre l’autre joue, qu’il disait, l’autre. Non, ce n’est pas se laisser marcher sur les pieds. Non, ce n’est pas de la faiblesse. C’est de la force. La vraie force. C’est choisir l’amour au lieu de choisir la peur. C’est se laisser pénétrer par la haine et l’annihiler. Briser la chaîne. C’est ça, le vrai combat. C’est ça, être un guerrier. Se battre contre le mal, devenir un gardien, pis jurer que jamais on ne se laissera tenter par la facilité de la colère, de la réaction. Devenir une barrière impénétrable. Prendre la responsabilité d’empêcher que le poison de se répandre plus loin que nous. J’t’avertis, la haine, tu t’arrêtes avec moi. 🖤

La haine c’t’un poison

La haine c’t’un poison. Tombe pas là-dedans j’t’en pris. Ça va te gruger de l’intérieur pis te faire croire que c’est d’la force, mais c’est juste un poison, une infection, une malédiction qui va tranquillement te brûler de l’intérieur jusqu’à ce qu’il ne reste que des cendre pis un peu de néant gris. J’sais c’est quoi ce chemin-là, j’ai failli y mourir. En vouloir au monde. Avoir toujours envie de crier, de frapper, mais ça n’apportera rien de bon. Parce qu’être violent, se laisser guider par la haine, c’est l’aider à propager le poison, c’est pas faire partie de la solution; c’est incarner le problème.

Amoureux de moi

J’pense pas que la meilleure façon c’est de regarder dans un miroir. Moi j’pense que la meilleure façon c’est de regarder par la fenêtre. Parce j’suis tombé fou amoureux de moi à la seconde où j’suis tombé amoureux d’eux.

C’est toi le monde

T’as aucune idée à quel point je t’aime. Tu t’aimerais aussi fort si tu savais à quel point t’es grande. Beaucoup plus grande que ton p’tit corps pis que t’es p’tites idées que t’as sur le moment. T’es le résultat continuel de tout c’qui existe dans le maintenant. Tout c’qui est a mené à toi. Il n’y en a pas, d’autre version, de si seulement, de regrets, de j’aurais dû, de et si. Il y a juste ça. T’étais inévitable. Pis t’es parfaite. C’est toi le moment. C’est toi le monde. Là, tout de suite, rien n’est plus grand pis plus important que toi. Parce que dans toi, tu portes chaque pas, chaque battement d’aile, chaque souffle, chaque regard, chaque brise, chaque vague, chaque peine, chaque souffrance, chaque caresse, chaque orgasme, chaque rire, chaque explosion, chaque élément qui devait exister pour mener à maintenant.

Il va toujours avoir toi

Tu penses trop. Regarde, on va aller voir comme tout ça c’est beau, dans le fond. T’as vu, le ciel? Il est clair, pis il est toujours là. C’t’une belle certitude à avoir, non? Que peu importe c’qui se passe, le ciel est là. Tu trouves pas que l’air est frais, quand tu l’inspires dans tes narines? C’est doux, non? Ce petit souffle de vie qui te chatouilles le nez en passant. Pis si tu mets une main sur ta poitrine tu vas voir quelque chose que t’as peut-être un peu oublié. T’es là. T’es encore là pis ton petit coeur bat fort pour que tu sois là. Alors accroches-toi fort, parce que tant que ça va encore battre là-dedans pis que tu vas respirer de l’air doux pis que le ciel sera là, tout peut changer. Tout va changer, pis c’est bien. C’est beau. Ça passe, pis ça n’a pas besoin de nous pour passer. Ça va juste passer. La peine va passer. Puis, la joie va passer. Mais si tu regardes en haut il va toujours avoir le ciel, pis si tu mets tes mains sur ton coeur en respirant fort, tu verras, il va toujours avoir toi.

Silence

Depuis un peu plus d’un mois j’essaie quelque chose; le silence. Pas de sonnerie, pas d’alarme, mais surtout, jamais de vibration. J’ai redonné au petit rectangle de métal et de verre qu’on traîne partout avec nous son côté inerte, il ne tremble plus, il ne bouge plus, il reste dans ma poche, impuissant, il est un peu moins intelligent, mais moi j’me sens un tout petit peu plus vivant.

Parce que depuis un mois, mon train de pensée n’est plus interrompu par un j’me demande c’est qui, peut-être que c’est important, c’est peut-être le courriel que j’attends. Terminé, les idées qui se font briser par la force surhumaine que ça prend que d’ignorer une vibration. Depuis un mois j’ai l’esprit plus clair, plus libre de danser comme il le veut et d’aller se promener, sans peur d’être rapidement ramené à la maison parce que quelqu’un a commenté.

Depuis un mois, j’ai transformé le réflexe en intention, pis j’te suggère d’en faire de même. C’est plus doux, plus calme, de ce côté du miroir.