Mots

Le bonheur absolu c’est un peu avoir le bedon plein.

Le bonheur absolu c’est un peu avoir le bedon plein. Et moi je me dis que si je peux réussir à accomplir au moins ça, je ne peux pas être autre chose que tout à fait totalement bien.

Et tout revient à dire je t’aime ou aime-moi.

Et tout revient à dire je t’aime ou aime-moi. Parce que c’est la seule chose qui a jamais comptée pour vrai de vrai. 🖤

Le soleil est une étoile et toi aussi

Le soleil est une étoile et toi aussi. ☀️🖤

S’il ne pleut pas parfois au moins, les fleurs ne poussent pas et tu ne grandis pas non plus

S’il ne pleut pas parfois au moins, les fleurs ne poussent pas et tu ne grandis pas non plus. 🌧🌻

Alors rêve

Alors rêve très loin, mais n’oublie pas que le monde est beau tout proche aussi. 🌍🖤

Je viens d’un petit village qui s’appelle Sainte-Émilie-De-l’Énergie, en matawinie, dans le nord de lanaudière. Il y avait une forêt sur notre terrain. Quand j’étais enfant je partais en aventures incroyables dans la forêt, t’sais pour moi c’était gigantesque et jamais je n’aurais pu rêvé d’en faire un jour le tour en entier. Parfois je revenais à la maison avec une branche rigolote ou une jolie feuille et j’étais satisfait. Aujourd’hui j’avais marché quelques dizaines de mètres et j’avais vu une feuille aux belles couleurs. Et c’était suffisant. Puis, un jour, on a déménagé dans un autre village et j’ai appris que le monde était plus grand que la petite forêt de mon ancien chez moi. Qu’en voiture on pouvait aller loin. Puis j’ai appris que la Terre était immense et que des grandes machines de métal pouvaient nous faire voler jusqu’à l’autre bout du monde. Puis il y a eu internet, qui m’a apprit qu’on pouvait faire et devenir absolument tout à la fois. Mon univers, qui était tout petit, jusqu’ici, devenait tellement grand et tellement vite qu’une très immense inquiétude naissait, elle aussi, dans mon petit dedans. Et si ce n’était pas suffisant? Et si je ne faisais pas assez de choses? Et si je n’allais pas assez loin? Je comprenais que j’avais la possibilité d’aller au bout du monde et de faire tellement de choses, mais qu’est-ce que je faisais, moi? Je marchais quelques dizaines de mètres seulement et j’avais ramasser une maigre petite feuille. Et eux ils voyageaient à travers le monde et trouvaient des feuilles aux couleurs que je ne connaissais même pas! Mais c’est ça le problème. C’est là que j’avais tord. Le monde est tout aussi beau là-bas que juste ici. Une feuille en haut de la montagne du bout du monde est aussi belle que celle à quelques dizaines de mètres. Alors c’est joli, rêver, mais c’est tout aussi joli, juste ici. Et je ne manque rien, jamais. Et je fais assez aujourd’hui, toujours. Et toi aussi, dans ton petit chemin sur le gazon et sous les étoiles de ton petit univers à toi. Même si les avions existent. Même si la Terre est immense. 🖤

écoute bien

écoute bien. Ça passe vite tu pourrais le manquer. 👂🏻🌍🖤

© Frédéric Gingras 2019