Mots

Être juste là

Et chaque soir je m’endors en regardant les étoiles dans ma tête et malgré toutes les couleurs du jour une seule image reste toujours. Il n’y a pas d’autres lumières qui restent sauf celle du soleil et il n’y a pas d’autres ombres qui subsistent sauf celle d’un arbre et il n’y a pas d’autres besoins qui comptent sauf celui de manger un fruit et il n’y a pas d’autres joies qui existent sauf celle de rire. Alors je sais chaque soir ce qui m’importe. C’est être en vie. Pas riche. En vie. Pas connu. En vie. Pas accompli. En vie. Pas aimé. Juste en vie. Juste là. C’est assez. Je n’ai jamais de plus grandes ambitions que d’être juste là.

Mais ce jour-là

Je pense que ça a été à la fois la chose la plus dure et la plus facile à accepter dans ma vie. Que les choses sont. Qu’elles le sont même si je ne veux pas. Qu’elles le sont même si je le veux vraiment. Que je ne suis pas une variable du monde. Que rien n’est à propos de moi. Ce jour-là j’ai dû tout abandonner et marcher pour une fois nu et fragile. Mais ce jour-là j’ai aussi compris que là où j’attendais des coups, j’ai reçu des caresses. Car en laissant les choses êtres, elles sont. Et elles ne frappent plus. Elles embrassent.

bonjour tu sens bon

…bonjour tu sens bon. 🖤

Et ils peuvent tout me prendre, ils ne peuvent rien m’enlever, car je suis toujours entière.

Et ils peuvent tout me prendre, ils ne peuvent rien m’enlever, car je suis toujours entière. Je ne suis pas fais d’objets ou de morceaux de moi, je suis juste absolument, totalement ça, et je suis un ça qui n’a pas d’existence hors du cent pour cent. 🖤

Allo je suis un oiseau et je t’aime

Allô. Je suis un oiseau et je t’aime.

Le nombre de nos « problèmes » qui disparaissent quand on trébuche

Le nombre de nos « problèmes » qui disparaissent quand on trébuche. 🤷🏻‍♂️😁

© Frédéric Gingras 2018