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T'es un peu la plus belle chose du monde.

Oublie jamais que tu es le monde

Oublie jamais que tu es le monde tout au complet, que même si un jour tu as décidé de croire que ton « je » s’arrêtait au bout des doigts, ta respiration commence dans l’oxygène de tout là-bas, sur l’arbre. Que tu fais partie d’un gros tout ça en mouvement. Que ce que tu appelles la terre ferme est une petite boule qui tourne à des vitesses incroyables autour d’une étoile en constante explosion. Que ce que tu manges ce midi va devenir les toutes petites parties qui composent ton corps. Amuse-toi avec l’intellect et vis, si tu veux, dans le monde des idées qu’on a décidé de s’inventer, amuse-toi avec les mots et les sentiments que l’ego peut ressentir si tu veux, mais n’oublie jamais qui tu es ni d’où tu viens vraiment. Ta vraie nature c’est le monde au complet. Tu es le monde, pis si tu ne pourras jamais être davantage, tu n’as pas la possibilité d’être moins. Alors traite tout ton toi avec le même amour que tu portes jusqu’au bout de tes doigts et regarde tout le monde dans les yeux si tu veux savoir qui tu es, mais si tu veux un indice, tu es l’univers qui se regarde lui-même. Que tu regardes une toute petite fleur ou là-haut les étoiles.

J’ai confiance en toi

J’ai confiance en toi. C’est tout. 🖤

Mais à la fin

Mais à la fin, tout ce qui compte c’est ton coeur qui fait des boums. Mais le réalises-tu? Réalises-tu encore qu’en cet instant précis, alors que tu tiens ton téléphone dans tes mains, que ton coeur fait des petits boums? Réalises-tu tout ce qui as dû arriver depuis des milliers d’années pour qu’un jour il y ait un toi, au moins pour un court moment du monde? Tu es en vie! Mets ta main sur ton coeur et sens-le battre. Tu existes. Tu es là. Tu es une partie vivante et changeante d’une plus grosse partie encore plus en mouvement. Oublie l’intellect un instant, réalise qu’ici il n’y a pas de métaphore. Il n’y a pas de poésie. Il n’y en a pas besoin. Tu es vivante et c’est plus beau que de la poésie. Ton coeur fait boum et te maintient dans cet état de présence et c’est plus grand qu’une métaphore intellectuelle. Ton existence est déjà la plus grande et incroyablement sensible et fragile chose de l’univers et pas un mot et pas une phrase ne pourra jamais y attribuer la force qui lui revient. Alors oublie-les. Oublie les mots et oublie mes phrases et tiens-toi debout et étire-toi et respire fort et saute sur place et tape fort dans tes mains et pince-toi s’il le faut et va marcher ou va courir et essouffle-toi avec le plaisir d’exister à travers ce corps, car il n’est pas un élément de deuxième classe derrière les idées et l’esprit, il est ce que tu es en relation au monde. Ton corps est beau et il est noble. Non pas quand on le regarde et qu’on s’en fait une opinion, mais quand il te porte et qu’en tout dedans ton coeur fait des boums. C’est tout ce qui compte. Tu es en vie. 🖤

Avant que tu saches marcher c’était la chose la plus difficile que tu avais essayé

Avant que tu saches marcher c’était la chose la plus difficile que tu avais essayé. L’autre jour je t’ai vu courir et tu souriais, alors qui sait? 😉🖤

Donne-toi pas juste une, mais le nombre de chances que t’as besoin

Donne-toi pas juste une, mais le nombre de chances que t’as besoin. 🖤

L’univers supporte ceux qui supportent l’univerd

C’est une chose que j’ai remarqué pis que je crois aujourd’hui profondément. L’univers supporte ceux qui supportent l’univers. Mais ce n’est même pas une question du bien de du mal selon ce que nous, les gens, on en dit. C’est beaucoup plus que ça, beaucoup plus grand que nous. Tellement plus grand que le petit monde qu’on s’est créé depuis seulement quelques milliers d’années. C’est une question de dire oui à ce qui est déjà pis c’est une question d’embrasser tout événement comme faisant partie du monde pis c’est une question d’unité avec absolument tout. C’est surtout ça, retrouver l’unité avec le réel. Aimer le réel. Ne pas préférer ce qui n’existe pas encore à ce qui est déjà précisément là. C’est trouver la force d’aimer malgré. Malgré tout. Malgré tout et n’importe quoi. C’est oublier les exceptions. C’est aimer profondément tout ce qui est à notre portée de la même façon qu’une maman aime ses enfants. Inconditionnellement. Simplement. Malgré tout. Juste parce qu’ils font un peu partie d’elle. Parce qu’un peu, tout ce qui existe fait partie de toi, car tu n’es pas juste ça, parce que regarde en haut les étoiles, c’est encore jusque-là que ton toi s’étends tranquillement. Et derrière tout ce charabia, tout ce que je veux te dire c’est je t’aime. Peu importe ce que tu dis que tu es, peu importe ce que tu as fais, ou ce que tu n’as pas fais. Juste parce que tu es. Pis je te donne le relais. À ton tour.

© Frédéric Gingras 2018